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Bornéo, pays des orangs-outans
Départ libre| Langues | Anglais |
| Age | Adulte Adolescent |
| Niveaux d'accessibilité |
|
Etat de Sabah : un peuple de pêcheurs prend son avenir en main dans un écosystème dont l’intérêt écologique majeur a été reconnu. Le « Sanctuaire de Faune Sauvage de la Kinabatangan » accueille un programme d’étude et de conservation de la population sauvage d’orangs-outans : KOCP (Kinabatangan Oran-Utan Conservation Project). Réussir à observer des orangs-outans, dans leur environnement, dégustant avec délicatesse fleurs et feuilles. Participer avec les assistants de recherche à la collecte d’informations sur l’orang-outan (littéralement « l’homme des bois »). S’intéresser aux travaux de la pépinière, en vue de la reforestation. Comment l’orang-outan, l’un des symboles majeurs de cette forêt, s’adapte-t-il aujourd’hui aux bouleversements contemporains que connaît son milieu naturel ? Ce programme est l’occasion d’une belle rencontre entre population locale impliquée et scientifiques respectueux d’une démarche holistique. Contribuer à protéger cette espèce, c’est respecter la forêt tropicale dans son ensemble.
Ce programme commence à Sandakan tous les jours
pour une durée de 8 jours et un prix à partir de 2 550 euros tout inclus*
* Les modalités de dates, de durée et de prix sont précisées dans la rubrique "Dates & Tarifs".
Présentation générale du contexte de ce séjour
réalisée avec la précieuse contribution du :
- Docteur Isabelle Lackman-Ancrenaz
- Docteur Marc Ancrenaz
Programme de Conservation des Orangs-Outans
(KOCP = Kinabatangan Orang-utan Conservation Projet)
Kinabatangan, Sabah, Malaisie
Le bassin fluvial de la Kinabatangan à Bornéo (état de Sabah en Malaisie) abrite une des populations animales les plus riches et les plus diversifiées de tout le sud-est asiatique.
Dans cette région, cohabitent depuis toujours communautés humaines traditionnelles et faune sauvage. Cependant, cet équilibre est aujourd’hui gravement menacé suite à une déforestation massive et au récent développement industrielle du palmier à huile.
En 1996, le gouvernement de Malaisie a reconnu l’intérêt écologique majeur de cet écosystème en ordonnant la création du « Sanctuaire de Faune Sauvage de la Kinabatangan ». Le 11 août 2005, le gouvernement de Sabah annonce la protection officielle de 26.000 hectares de forêt le long de la Kinabatangan. Le « Sanctuaire de Faune Sauvage de la Kinabatangan » est finalement créé. Depuis 1998, Hutan, une association française oeuvrant en étroite collaboration avec le Sabah Wildlife Department qui se trouve en charge de la gestion du Sanctuaire se propose de développer un programme d’études et de conservation de la population sauvage d’orangs-outans présente dans les forêts de la Kinabatangan.
Ce programme a pour but de comprendre comment cette espèce d’anthropoïdes s’adapte à un milieu relativement dégradé et fournira les éléments nécessaires pour l’élaboration d’un plan de gestion rationnel du Sanctuaire.
Intérêts d’une étude des orangs-outans sauvages en forêt dégradée
Statut actuel de l’espèce dans la nature
Les activités humaines sont responsables de la destruction des forêts tropicales humides de Sumatra et de Bornéo, habitat habituel de l’orang-outan (Pongo pygmaeus) : 30 à 50% des populations sauvages ont été décimées ces dernières années. Les estimations actuelles les plus optimistes font état de 20 à 30000 individus survivants dans les deux îles de Sumatra et Bornéo. Mais la majorité de ces primates se rencontre hors des réserves protégées, dans des zones soumises à l’exploitation humaine : leur existence est donc menacée à court terme.
Rôle écologique majeur de l’orang-outan dans le maintien de l’équilibre de la forêt tropicale
Jusqu’à présent, les recherches entreprises sur cette espèce se sont essentiellement focaliséees sur sa socio-écologie en forêt primaire. Elles ont réussi à mettre en évidence l’importance du rôle écologique du plus gros mammifère arboricole asiatique actuel dans le maintien et le renouvellement de la forêt tropicale : dissémination de graines, régulation de la croissance arborée de la canopée, régénération forestière…
Absence d’informations sur les capacités d’adaptation de l’espèce à des milieux dégradés
Paradoxalement, aucune étude scientifique approfondie n’a cherché à comprendre les stratégies d’adaptation de ces grands singes aux bouleversements contemporains de leur milieu naturel. L’absence d’informations sur cette situation nouvelle rend impossible l’élaboration d’une stratégie rationnelle et efficace de protection de l’espèce à long terme.
L’orang-outan, emblème de la conservation des forêts tropicales humides asiatiques…
Les forêts tropicales abritent les deux tiers de la biodiversité sur terre. De plus, il a été clairement démontré qu’elles jouent un rôle essentiel dans l’équilibre du climat de notre planète. Les conséquences de la destruction accélérée de ces écosystèmes sont telles (perte d’un potentiel génétique unique, disparition des plantes médicinales, érosion et inondations, effet de serre.) que leur conservation est devenue une priorité internationale depuis les déclarations du Sommet de Rio en 1990.
L’orang-outan, grâce au fort attrait médiatique et charismatique qu’il exerce auprès du grand public, représente l’un des symboles majeurs de cette forêt. Ainsi, la protection de cette espèce est un moyen de conserver la forêt tropicale dans son ensemble.
L’orang-outan, modèle pour l’évolution humaine ?
Nos ancêtres quittèrent le couvert forestier il y a quelques millions d’années. L’étude du modèle de la colonisation d’un milieu plus ouvert par une espèce actuelle d’anthropoïdes représente une occasion inespérée d’essayer de comprendre quelles ont été les modalités et les conséquences d’un tel passage chez les Hominidés fossiles : organisation sociale, locomotion, exploitation du milieu, alimentation…
Kinabatangan : écosystème exceptionnel mais menacé
Situation géographique
Le fleuve Kinabatangan, d’une longueur de 560 kilomètres, se situe au nord de Bornéo, à l’est de l’état malaisien de Sabah. Les activités humaines, passées et présentes, ont grandement modifié le paysage naturel, et la plaine se présente actuellement comme une mosaïque de différents types forestiers : îlots de forêts primaires, forêts de plaine à diptérocarpes et marécageuses à différents stades de dégradation et de régénération, cultures de palmiers à huile et vergers…
Un des écosystèmes les plus riches de l’Asie du sud-est…
Fait surprenant : ces forêts dégradées abritent de très fortes concentrations d’orangs-outans ainsi que neuf espèces de primates dont les fameux nasiques, de nombreux autres mammifères (éléphants, buffles sauvages, panthères nébuleuses, ours malais, cerfs, quelques rhinocéros de Sumatra…), des oiseaux et une communauté reptilienne très diversifiés.
Un écosystème détruit par les activités humaines…
L’exploitation industrielle récente et généralisée de toute la région menace gravement cet écosystème. Les populations villageoises locales sont les premières à souffrir de ces transformations radicales car l’exploitation industrielle de la forêt et le développement agricole ne sont pas créateurs d’emplois (la main d’oeuvre est étrangère) et les prive de leurs ressources naturelles traditionnelles. Afin de limiter l’exode rural en progression constante, ces populations désirent développer des méthodes rationnelles d’exploitation dans lesquelles elles trouveraient leur place.
C’est pour répondre à ces attentes que le gouvernement de Malaisie et les différentes Organisations Non Gouvernementales intervenant dans le Sanctuaire ont décidé de développer un plan de gestion rationnelle des ressources naturelles du Sanctuaire.
Plan de Gestion du Sanctuaire : une Approche Pluri-Disciplinaire
L’élaboration d’un Plan de Gestion est multi-factorielle et nécessite une approche pluri-disciplinaire où les compétences de chacun sont utilisées de façon coordonnée et associative.
La consultation et l’implication permanente des populations villageoises au cours des différents stades du projet sont essentielles pour le succès du programme. Ceci permettra d’avoir accès à leurs connaissances réelles du milieu et d’appréhender les perceptions et les désirs de ces communautés concernant la mise en place du Sanctuaire.
Hutan a été sollicité pour développer un programme d’études des orangs-outans en particulier (et de la faune en général). Afin de mener à terme un tel programme, Hutan doit aborder des problématiques variées et officie en concertation constante avec les différents intervenants du projet :
Etude botanique
- cartographie précise de la végétation du Sanctuaire (imagerie satellite)
- inventaire floristique dans les différents types d’habitats rencontrés dans le Sanctuaire (transects et quadrats hénologiques)
- étude de l’impact de la fragmentation forestière sur l’écosystème
- étude des mécanismes de la régénération forestière
- étude de la productivité forestière dans le temps et de la répartition des ressources alimentaires disponibles dans l’espace.
Etude zoologique
- interview des populations humaines locales vivant dans le Sanctuaire et dans les compagnies agricoles se trouvant à proximité de la réserve
- étude éco-éthologique des orangs-outans dans différents types d’habitat
- opérations de recensement de la faune présente dans la Kinabatangan
- suivi des fluctuations de la taille des populations de plusieurs espèces animales telles que gibbons, nasiques, éléphants, etc
- inventaire faunistique…
Programme de Développement d’Activités Participatives Alternatives
- mise en place d’un écotourisme organisé par les populations locales
- identification de nouvelles formes d’exploitation rationnelle des ressources naturelles
- développement d’un programme de « propreté au village », d’activités associatives et sportives avec le « groupe des jeunes de Sukau », etc.
Développement d’un Programme de Formation et de Sensibilisation
- organisation de stages de formation aux techniques d’études et de gestion de la faune pour les rangers du Sabah Wildlife Department et des autres services gouvernementaux, pour les villageois impliqués dans le projet et les membres des communautés locales, pour les Indonésiens impliqués dans la conservation des orangs-outans
- encadrement d’étudiants malais (et étrangers) dans le cadre de leur cursus universitaire
- développement de campagnes de sensibilisation et d’information organisées dans les écoles et les villages, production de matériel éducatif local (livres, expositions, conférences…)
- organisation de conférences lors de séminaires scientifiques internationaux de primatologues et de spécialistes de la conservation, auprès de la presse et du grand public, rédaction et publication d’articles et de rapports scientifiques et de vulgarisation, organisation d’expositions…
Les initiateurs de ce programme : les Docteurs Isabelle Lackman-Ancrenaz et Marc Ancrenaz
Les Docteurs Isabelle Lackman-Ancrenaz et Marc Ancrenaz ont conçu et réalisent ce programme de conservation des orangs-outans de la Kinabatangan pour HUTAN, association française dont le but est le développement de relations harmonieuses entre la faune sauvage et les communautés humaines vivant dans un même écosystème.
Isabelle Lackman-Ancrenaz, Docteur en primatologie, a passé de nombreuses années à étudier les orangs-outans en captivité et est spécialiste dans l’élaboration de stratégies de gestion de populations sauvages de primates.
Marc Ancrenaz, Docteur vétérinaire, spécialiste des anthropoïdes africains, a participé à de nombreuses études de terrain, a été impliqué dans de nombreux programmes de conservation et a supervisé plusieurs projets de réintroduction dans la nature (chimpanzés, oryx d’Arabie, autruches…).
Depuis 1998, les Docteurs Isabelle Lackman-Ancrenaz et Marc Ancrenaz mènent une étude sur le comportement des orangs-outans sauvages.
Ils ont défini leurs zones d’étude, constituées de plusieurs parcelles de forêt, délimitées par le fleuve ou par les plantations de palmiers à huile (cause de la dégradation des forêts) puis ont assuré le suivi des primates (20 000 heures d’observation depuis 1998).
L’étude du comportement passe par :
- l’analyse de leur alimentation (exclusivement végétarienne) d’où un recensement des essences présentes sur la zone, soit 350 espèces consommées sur les 700 présentes.
- L’étude de leur déplacement : suivi quotidien de nid à nid (construction d’un nid par soir par individu).
- L’étude de leur activité : 5 à 6 heures d’activité par jour, le reste du temps, ils dorment ou se reposent…
La comparaison avec les orangs-outans vivant en forêt primaire est spectaculaire, car ceux-ci sont en activité environ 10 heures par jour.
Ils ont ainsi suivi, depuis 6 ans, 25 orangs-outans, mais aussi toutes les autres espèces animales vivant dans cette zone : les nasiques, les ours, les 8 espèces de calao présentes sur les 8 espèces endémiques dans cette partie du monde, mais aussi les éléphants de Bornéo, plus petits que les éléphants asiatiques continentaux (au total, ils ont comptabilisé un groupe de 140 éléphants présents dans la Kinabatangan).
La présence de ces animaux (principalement orangs-outans et éléphants) implique des confrontations avec les hommes, et des conflits de territoire.
Les Docteurs Isabelle Lackman-Ancrenaz et Marc Ancrenaz ont notamment participé à une étude scientifique, dont les résultats viennent juste d’être publiés (le 24 janvier 2006, dans la revue en ligne « PloS Biology : http://biology.plosjournals.org), qui met en évidence que l’effondrement d’une très grande ampleur qu’a subi la population des orangs-outans était très récent (moins d’un siècle) et que la déforestation massive en était la principale cause. Ils ont également apporté la preuve, en 2005, que, contrairement aux idées reçues, l’orang-outan peut s’installer dans les forêts secondaires dégradées et n’exige pas un milieu de forêt primaire pour pouvoir vivre… ou survivre. Cette étude originale a aussi été publiée dans la revue Plos Biology ainsi que dans d’autres revues scientifiques. Pour preuve, les orangs qui normalement vivent à la cime des arbres (60 mètres de haut environ) se trouvent en réalité à une quinzaine de mètres, hauteur des arbres dans ces forêts dégradées.
Ce programme, et ses actions, sont régulièrement définis en étroite collaboration avec le Sabah Wildlife Department, le WWF-Malaisie, le Sabah Forest Department, l’Université de Kota Kinabalu, le Collège de France, l’Université de Cardiff, le CNRS…
Ainsi, depuis 1998, Hutan a déjà pu atteindre plusieurs de ces objectifs, notamment :
- créer une station de recherche française dans le Sanctuaire de la Kinabatangan qui compte, aujourd’hui, une équipe de 35 assistants de recherche motivés et issus des communautés villageoises
- évaluer les stratégies d’adaptation et les modalités d’utilisation, par les orangs-outans sauvages, d’une forêt dégradée
- participer ainsi à lélaboration d’une stratégie internationale, réaliste et efficace, pour la conservation de l’espèce à long terme
- former des assistants de recherche malais, qui sont ensuite diplômés
- former des assistants, reconnus par le Ministère de l’Environnement local, pour prévenir le braconnage
- former, avec l’appui d’initiateurs de démarches identiques en Inde, des assistants pour suivre les déplacements des éléphants et les empêcher d’entrer dans les plantations des villageois (par où et quand les éléphants vont venir ?)
- former les étudiants et professionnels malais aux techniques d’étude et de gestion de la faune sauvage
- participer au programme de sensibilisation et d’éducation concernant les enjeux de la conservation dans les villages et les écoles (création d’ateliers)
- créer une pépinière d’arbres en vue de les replanter (après expérience, les Docteurs Isabelle Lackman-Ancrenaz et Marc Ancrenaz ont constaté qu’en prélevant des graines dans les déjections des orangs-outans, le taux de germination était quatre fois supérieur à celui des graines trouvées au sol)
- mettre au point des approches nouvelles pour quantifier la taille des populations sauvages dans tout l’état de Sabah et
- utiliser ces données pour établir des plans de gestion rationnelle de ces populations.
Beaucoup de projets se sont donc concrétisés et beaucoup restent encore à concrétiser… mais toujours en associant la population locale afin qu’elle s’approprie les actions décidées.
Tout comme la mise en place d’un écotourisme organisé par les populations locales et structuré, à leur initiative, au sein de :
Red Ape Encounters
Le travail mené par Red Ape Encounters (RAE) s’inscrit dans le cadre d’un projet pilote, mené en collaboration avec le Sabah Wildlife Department, dont le terrain d’action se situe dans la partie inférieure de la rivière Kinabatangan, à partir du village de Sukau.
Ce projet vise à démontrer qu’activités touristiques et conservation des patrimoines naturel et culturel sont conciliables et peuvent contribuer à des retombées économiques équitables pour les communautés locales.
Des villageois ont été formés aux métiers d’assistants de recherche et de guides naturalistes par les membres de l’association Hutan. D’autres oeuvrent pour le maintien de leur culture : comme la musique, par exemple, à l’initiative d’un groupe de femmes qui vivent à Sukau.
L’activité touristique génère directement des retombées économiques pour les communautés villageoises par l’emploi de guides locaux, de piroguiers, de chauffeurs… et l’accueil dans les familles.
Les guides de RAE sont aussi des assistants de recherche qui ont été formés aux techniques de suivi scientifique par Hutan. Ils accueillent les visiteurs sur une partie du site d’étude. Les guides collectent donc des informations sur le comportement des orangs-outans et leur milieu naturel tout en conduisant leurs activités professionnelles éco-touristiques. Seul RAE dispose du droit d’accueillir des visiteurs sur une partie du site d’étude de KOCP.
RAE doit respecter des règles environnementales dans le cadre de ses activités comme, par exemple, de ne pas observer un même orang-outan avec plus de 5 personnes par jour.
Programme
La présentation qui suit donne une idée générale du séjour. Le contenu de chaque journée sera adapté à la période de réalisation ainsi qu’aux conditions météorologiques. Il sera également équilibré entre les activités de participation au programme de conservation et celles de découverte du patrimoine naturel.
Déroulement de ce séjour (donné simplement à titre indicatif)
Le programme commence à Sandakan tous les jours en fonction de votre heure d'arrivée à l'aéroport. Quel que soit votre jour d’arrivée, vous êtes accueilli à l’aéroport et conduit à Sukau, le village où se déroule le programme. De même, à la fin de votre séjour, vous êtes reconduit à l'aéroport de Sandakan.
Il est possible de participer seul ou en petit groupe à ce programme. Cependant, et dans tous les cas, le nombre de participants est volontairement limité à 5 dans un souci de grande qualité relationnelle avec nos hôtes, de respect des règles environnementales et pour favoriser notre découverte des enjeux de ce programme de conservation, de manière très personnalisée. Ce séjour est ouvert à tous les publics, et aux jeunes à partir de 15 ans accompagnés, habitués à des conditions de vie rustique et prêts à vivre une aventure humaine. Il est cependant conseillé de maîtriser la langue anglaise ou la langue officielle de la Malaisie, le Bahasa Malaysia, (et nécessaire d’avoir des bases d’une de ces deux langues dans le cadre d’une conversation simple de la vie quotidienne) pour, là aussi, profiter pleinement de son séjour.
- Présentation du programme de recherche sur les orangs-outans, du contexte écologique de la rivière Kinabatangan et de l’implication des communautés villageoises dans les activités de recherche et de conservation
- Journées passées, en compagnie d’assistants de recherche, sur l’un des sites de recherche pour observer et enregistrer les mouvements et le comportement des orangs-outans, identifier et compter leurs nids
- Journée passée, en compagnie d’assistants de recherche, sur le site du programme de reforestation : découverte des travaux menés au sein de la pépinière en vue de la reforestation et participation éventuelle à quelques-uns de ces derniers (collecte de jeunes plants sauvages et leur installation dans la « nurserie », par exemple)…
- Collecte d’informations sur la croissance des arbres : mesures de diamètre, croissance des jeunes plants…
- Participation à l’enregistrement informatique des données collectées
- Participation aux travaux de traduction de l’anglais au français
- Découverte du patrimoine naturel lors des différents trajets sur la rivière…
Déroulement d’une journée (donné simplement à titre indicatif)
Vous quittez, tôt le matin et à bord d’une pirogue, le village de Sukau pour rejoindre le site de recherche situé en pleine forêt. En compagnie d’assistants de recherche, vous passez la journée à la recherche des orangs-outans avec l’espoir de pouvoir les observer dans de bonnes conditions et assister, ainsi, à la collecte d’informations sur leur comportement. Le déjeuner est pris, sous forme de pique-nique, dans la forêt. Vous êtes de retour au village de Sukau vers 16 / 17 heures. La fin de journée est libre : repos, petites balades autour du village, lecture, dîner pris dans votre famille d’accueil (seul ou en compagnie d’un ou de plusieurs membres de la famille), écriture, contemplation, échanges avec les villageois…
Transport et Déplacement
Accueilli le premier jour, à l’aéroport de Sandakan par votre guide, vous êtes reconduit le dernier jour, toujours à l’aéroport de Sandakan. Entre temps, tous les déplacements sont inclus dans le coût de participation.
RED APE ENCOUNTERS
Red Ape Encounters regroupe des membres de la communauté locale des « Orang Sungai » (ce qui signifie « Le peuple de la rivière »). Une équipe de guides naturalistes et d’assistants de recherche accompagne les participants durant le séjour.
Le travail mené par Red Ape Encounters (RAE) s’inscrit dans le cadre d’un projet pilote, mené en collaboration avec le Sabah Wildlife Department, dont le terrain d’action se situe dans la partie inférieure de la rivière Kinabatangan, à partir du village de Sukau.
Ce projet vise à démontrer qu’activités touristiques et conservation des patrimoines naturel et culturel sont conciliables et peuvent contribuer à des retombées économiques équitables pour les communautés locales.
Le fleuve Kinabatangan, d’une longueur de 560 kilomètres, se situe au nord de Bornéo, à l’est de l’état malaisien de Sabah. Les activités humaines, passées et présentes, ont grandement modifié le paysage naturel, et la plaine se présente actuellement comme une mosaïque de différents types forestiers : îlots de forêts primaires, forêts de plaine à diptérocarpes et marécageuses à différents stades de dégradation et de régénération, cultures de palmiers à huile et vergers…
L’exploitation industrielle récente et généralisée de toute la région menace gravement cet écosystème. Les populations villageoises locales sont les premières à souffrir de ces transformations radicales car l’exploitation industrielle de la forêt et le développement agricole ne sont pas créateurs d’emplois (la main d’oeuvre est étrangère) et les prive de leurs ressources naturelles traditionnelles. Afin de limiter l’exode rural en progression constante, ces populations désirent développer des méthodes rationnelles d’exploitation dans lesquelles elles trouveraient leur place.
C’est pour répondre à ces attentes que le gouvernement de Malaisie et les différentes Organisations Non Gouvernementales intervenant dans le Sanctuaire ont décidé de développer un plan de gestion rationnelle des ressources naturelles du Sanctuaire.
Pour les ressortissants français
Passeport en cours de validité (minimum 6 mois à la date du retour)
Aucun vaccin n’est exigé
Traitement anti-paludéen conseillé
Nous vous recommandons vivement de consulter votre médecin traitant afin de préparer au mieux votre départ.
Niveau d'Accessibilité
Ce séjour a l'avantage de ne pas présenter de difficulté particulière. Il nécessite simplement la capacité à s’adapter à un climat tropical, chaud et humide. L’accueil est possible toute l’année sachant, toutefois, que les mois de décembre, janvier et février, sous réserve de changements climatiques, sont habituellement très humides avec de fortes précipitations. Le pays de la communauté locale des « Orang Sungai » (ce qui signifie « Le peuple de la rivière ») est "sécurisé" par la présence humaine constante et le savoir faire de la population. Il faut quand même être attentif et responsable de soi même (par exemple : ne pas se laisser déshydrater sous le prétexte que l'on n’a pas soif, se prémunir contre les piqûres d’insectes, ne pas être impressionné par la présence des sangsues, ne pas boire de l'eau non traitée ou non bouillie, ne pas caresser les animaux, ne pas toucher les plantes aux vertus inconnues sans avis préalable…).
Il est ouvert à tous les publics et aux jeunes accompagnés à partir de 15 ans et permet à chacun d’apprécier la diversité des milieux naturels et leurs richesses. Ce séjour offre la découverte de cette région, à travers son patrimoine naturel, et la compréhension des liens que l’homme entretient, depuis toujours, avec son milieu.
En résumé, pour profiter pleinement de ce séjour, il est vivement conseillé :
- d’être motivé par la recherche et l’observation des orangs-outans,
- d’être motivé à l’idée de passer des journées dans la forêt tropicale avec, parfois, des temps de marche,
- de maîtriser la langue anglaise ou la langue officielle de la Malaisie, le Bahasa Malaysia, (et nécessaire d’avoir des bases d’une de ces deux langues dans le cadre d’une conversation simple de la vie quotidienne).
En raison de conditions climatiques imprévisibles et de certaines “fantaisies” de la nature, les activités, les observations naturalistes et, d’une manière générale, le programme de ce séjour peuvent fluctuer.
Ce programme est ouvert aux jeunes accompagnés à partir de 15 ans. Toutefois, un jeune d’un âge inférieur peut être accueilli sur la base des critères suivants : sa motivation, son acceptation de certaines caractéristiques du programme (les conditions climatiques, ses expériences antérieures de vie dans des conditions simples… par exemple) Interrogez-nous ! nous évoquerons votre demande avec le concepteur-guide du programme et nous vous apporterons la réponse la plus adaptée.
Carnet de Voyage
Différentes informations aidant à la préparation du séjour sont communiquées aux participants, lors de l'envoi du «Carnet de Voyage» deux à trois semaines avant le départ.
Hébergement et Restauration
Il s’agit d’un hébergement au dépaysement assuré ! En pension complète du dîner du jour 1 au déjeuner du jour 8 (cuisine malaise traditionnelle présentée sous forme de repas chauds pris dans les familles d’accueil et de pique-niques) en famille d’accueil dans des conditions simples… mais riches de la sincérité et de la chaleur de l’hospitalité.
Chaque participant dispose d’une chambre, équipée d’un ventilateur, aménagée avec beaucoup de simplicité et toujours avec propreté. N’oublions pas que chacun laisse ses chaussures à l’entrée et circule pieds nus à l’intérieur des maisons. Le coin toilette et les sanitaires, très sobres et à l’hygiène pourtant méticuleuse, sont à partager.
L’électricité permanente est fournie par le gouvernement mais l’isolement du village rend les coupures régulières ! Du thé, du café et de l’eau en bouteille et bouillie sont régulièrement offerts. Nous sommes dans une communauté musulmane, aussi la consommation d’alcool n’est pas acceptée.
DATE et DURÉE
Ce programme commence à Sandakan tous les jours pour une durée de 8 jours et 7 nuits.
Selon les compagnies aériennes et les lignes ouvertes au moment de la date de votre début de programme, le jour de départ de l’Europe est normalement la veille du jour de début de programme et le jour de retour en Europe est normalement le lendemain du jour de fin du programme.
Au total, ce séjour est, sur une base Paris / Paris, de l’ordre de 10 jours selon les vols.
PRIX
A partir de 2 550 euros par personne pour 8 jours / 7 nuits sur la base de 1 personne
Une semaine supplémentaire : 1100 euros pour 7 jours / 7 nuits
Pour une durée plus longue, nous consulter
Remise de 5% (du tarif du premier participant) à partir du second participant
Prix sur la base d’un euro calculé à 3,99 ringgits malaisiens
Ce prix comprend :
- Le vol PARIS / SANDAKAN / PARIS sur vol régulier *
- L'accueil et l'assistance lors de votre arrivée à l'aéroport de Sandakan
- Le transfert jusqu'à Sukau et retour
- L’hébergement en famille d’accueil dans les conditions telles que définies dans le chapitre « Hébergement et Restauration »
- La pension complète du dîner du jour 1 au déjeuner du jour 8 dans les conditions telles que définies dans le chapitre « Hébergement et Restauration »
- Tous les déplacements à partir de Sandakan
- Toutes les activités et sorties mentionnées dans le programme
- Le “carnet de voyage”
- Toutes les taxes et services
Ce prix ne comprend pas :
- Les frais administratifs d'obtention de documents personnels (passeport, par exemple)
- Les boissons et dépenses personnelles
- Les assurances** assistance - rapatriement - frais médicaux - annulation - bagages et autres
* Le prix annoncé est « à partir de » :
- En effet, ce prix est donné sous réserve de modifications de tarifs imposées par les différents prestataires (notamment en ce qui concerne le montant des taxes aériennes et aéroportuaires) et d’évolution du cours de change.
- De plus, il est calculé avec un départ de Paris (ainsi qu'un retour à Paris). Si vous souhaitez un départ d'un autre aéroport, il est possible que cela implique un supplément.
- D'une manière générale, il est préférable de nous faire part de vos projets le plus tôt possible… Vous gagnerez, ainsi, en disponibilité de places sur le programme et, probablement, en conditions tarifaires sur les transports aériens. En effet, une règle se vérifie très souvent, à savoir que plus la réservation d'un vol est effectuée tardivement par rapport à la date de départ et plus le tarif est élevé.
- De la même façon, certaines périodes de l'année sont des périodes dites “de pointe” (vacances scolaires, fêtes de fin d’année, etc.). Ce qui peut générer également des surcoûts pour le transport aérien.
** SAÏGA peut vous conseiller et vous aider pour la souscription d’un contrat d’assurances facultatives. Interrogez-nous !
01/2012






















